29-08-2016

TOI PAPA

Papa racontes moi une histoire.
S’il Te Plait.
La sorcière avec son  grand mouchoir 
Qu’il ne faut pas enjamber et
Qui me donne un nœud dans l’estomac.
La petite fille au chocolat
Toute de blanc habillée,
Dans le car qui te ramène.
Les champs de pâtes italiennes.
Dans lesquels on se promène.
Le raisin rouge blanc ou mélangé
Vendangé par un beau jour de fin d’été,
Qui fabrique le bon vin rouge blanc ou rosé.
Le petit agneau qui sort du chapeau
Par un coup de baquette magique.
Papa raconte encore et encore. 
S’il Te Plait. Ces histoires  en or.
Comme si cela existait.
La route meurtrière.
NON. Celle-là je ne veux pas l’entendre.
Tu me manques.

Publié par lestroispagesdumatin dans nouvelles | 2 Commentaires »

25-08-2016

Mon Roi

 Mon Roi est né, pas un 25 décembre
Mais un 20 Mai
Il vient tout juste d’entrer dans le monde des adultes
Et Il me manque déjà car Il n’est pas là.
Mon corps est vide comme ma chambre.
On me l’a déjà enlevé. Il est prématuré.
Je suis triste à en crever. Je veux le voir.
Le toucher, l’embrasser, lui dire que je l’aime.
Je suis frustrée. Condamnée à rester, avec une certaine haine,
Couchée ou assise sur mon lit.
Mes visiteurs me disent qu’Il a de grandes mains,
De beaux yeux, qu’Il est joli…
Et moi impuissante je suis là. Inerte. Sans pouvoir constater
La véracité de leurs dires.
Il  faut que je le vois. M’assurer de sa réelle existence.
Je dois y aller coûte que coûte.
Il est dans un autre bâtiment. De l’autre côté de la route.
Je me lève, sors de ma «prison hospitalière»
Je pousse le portant de ma perfusion. J’ai eu une césarienne.
Je longe le couloir. Il est long. Du moins il me semble.
Puis subitement plus rien. Je me retrouve inanimée, par terre.
Des infirmiers me ramènent dans mon antre.
Je me fais gronder par les infirmières.
Mais qui comprennent mon désir.
Aussi le lendemain on m’enlève ma perfusion et une ambulance
Vient me chercher pour me faire traverser
Afin que je puisse faire sa connaissance.
Et alors mon bonheur est complet.
Je passe un vêtement stérile. J’entre et le vois.
Je passe ma main au travers du trou de son berceau.
Emue, je le caresse à en perdre haleine.
Il est plus que joli. Il est beau.
Il me sourit. Du moins je le pense.
Il me fait un second cadeau
En sortant de l’hôpital… Le jour de mon anniversaire.
Et des milliers depuis
Pour nous  complaire dans nos vies.
Je l’aime. Il m’aime. 

Publié par lestroispagesdumatin dans nouvelles | Pas de Commentaires »

25-08-2016

ILY la brune

ILY la brune
ILY est  une petite fille aux cheveux couleur chocolat.
Elle a dix ans. C’est l’été. Elle joue à courir après un papillon
Il vole virevolte. Elle le suit sans s’apercevoir oh ! la la
Qu’elle s’éloigne de sa maison.
Elle rit. Subitement le soleil disparaît.
Pourtant nous en sommes en pleine journée.
Puis le ciel s’assombrit. Le tonnerre gronde.
Les éclairs zèbrent le ciel. La pluie tombe.
Elle  est mouillée. Elle a peur. Très peur.
Où est-elle ? Loin de chez elle.
Elle ne sait. Elle aimerait avoir des ailes
Pour survoler le champ de blé et arriver
Peut-être dans sa demeure.
Elle pleure, pleure. Elle est de plus en plus mouillée.
Elle aperçoit quelque chose qui ressemble à un abri.
C’est une vieille niche à chien abandonnée.
Toute tremblante elle s’abrite dedans.
Elle se colle contre les parois, en bois, délabrées.
Elle ne veut plus de ce vilain ciel tout noir.
Elle voudrait ne plus rien voir. Seulement sa maman.
Elle met ses mains sur ses yeux pour faire semblant.
Ses larmes coulent sans arrêt et mouillent ses doigts.
Elle grelotte. De peur et de froid.
Elle a peur encore et encore. Pense qu’elle est perdue.
Qu’on ne la retrouvera plus.
Elle reste là à pleurer. Puis aussi soudainement qu’il est parti
Le soleil apparaît. Sa chaleur la réchauffe. Elle sort.
Il fait jour. Il fait beau. Elle se met à courir.
Elle courre, courre pour retrouver son chemin.
Un joyeux aboiement se fait entendre. C’est son chien.
Elle courre encore plus vite. Lui également. Il la suit.
La porte de la maison est ouverte.
Sa maman lui tend les bras.
Elle s’y blottie. Elle lui rend ses baisers.
Epuisée mais rassurée. Elle la sert très fort.
Puis s’endort. 

Publié par lestroispagesdumatin dans nouvelles | Pas de Commentaires »

22-08-2016

Madame la Poule

Dimanche de Pâques je suis dans mon jardin.
Je me croyais seule. Non subitement je vois les feuilles bouger.
J’avance précautionneusement. Et sous celles-ci je constate qu’il y a une habitante.
Une poule qui couve. Depuis combien de temps je l’ignore.
J’allume mon feu d’herbe coupée. Tout en regardant d’un œil dans sa direction.
Elle part voir plus loin. Je m’approche. Surprise je constate la présence de 8 œufs.
Elle revient quelques minutes plus tard. Je la surveille toujours.
Tiens, elle bouge. Lève une aile. A pas de loup j’arrive près d’elle.
Aussitôt elle écarte ses ailes. Comme pour protéger quelque chose ou quelqu’un.
Je suis intriguée. Aussi je ne bouge plus. J’attends.
Mon attente est récompensée. Soudainement une petite tête jaune apparaît.
Un poussin vient de naître. Il veut sortir. Méfiante, car elle sent ma présence,
elle le remet, en vain, d’où il est sorti…
Insouciant il explore les alentours. Sa maman poule ne peut pas le retenir.
Elle est occupée par une nouvelle naissance.
Un deuxième poussin rayé gris et jaune sort de son œuf. En direct devant mes yeux. Il écarte sa coquille. Et hop ! Le jardin a de nouveau un autre locataire.
Un troisième le suit de très près et ainsi de suite jusqu’au huitième. Il y en a six jaunes et deux autres avec du gris.
Je veux les photographier impossible ils remuent trop.
J’ai eu un merveilleux et d’autant plus approprié cadeau de Pâques.
Merci à Madame la poule et à l’univers pour cette pose magique.

Publié par lestroispagesdumatin dans nouvelles | 3 Commentaires »

22-08-2016

Eole 1

Oh ! Encore  des grains noirs sur les carreaux blancs
de ma terrasse.
Depuis  deux ans  ils sont là. Inlassablement présents.
Est-ce le vent qui les apporte ? Probablement
Car Eole n’a aucune frontière
Il traverse allègrement contrées, océans et mers.
Il engloutit tout quand il est tornade. Il devient cyclone.
Il anéantit sur son passage villages et villes. Et vies.
Rien ne l’arrête, ni l’embarrasse.
Puis il part rendre visite ailleurs.
A d’autres hommes et les  aide à agrandir le trou
dans l’ozone. 
Pour le pire mais hélas pas le meilleur.
 

Publié par lestroispagesdumatin dans nouvelles | Pas de Commentaires »

Timuɣliwin |
au hasard des mots |
Il marche sur des oeufs |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mises en ligne
| Adénis
| Citations de Mangas